Quand delanoë a un train de retard sur Royal...
PARIS (AFP) — Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a appelé à "taxer" davantage les dirigeants du groupe pétrolier français Total qui "se goinfrent" alors que les cours du brut explosent.
"Total, ce n'est pas possible qu'ils se goinfrent" ainsi et "qu'ils gagnent à ce point de l'argent sur une crise terrible" sans que "d'une certaine manière on ne les taxe pas plus", a lancé M. Delanoë tout en affirmant avoir "beaucoup de respect pour les dirigeants" de cette entreprise.
"Ils gagnent très bien leur vie et de mieux en mieux, surtout en ce moment", a insisté le maire de Paris qui "croit normal", même s'il faudrait les "forcer un peu", d'être "beaucoup plus offensif dans la redistribution" des plus-values, notamment de cette société, premier distributeur de carburant en France.
"Il y a vraiment des prélèvements fiscaux à faire sur Total et pas que sur Total d'ailleurs", a-t-il estimé, faisant valoir d'une manière générale que ces prélèvements étaient "l'un des instruments majeurs de la redistribution et de la justice sociale".
Samedi, lors d’un déplacement à Bordeaux, Ségolène Royal a appelé à «prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif», afin d'investir «80% de ces profits dans les énergies renouvelables» et de «préparer l'après-pétrole». Rien d’étonnant: depuis que Bertrand Delanoë a revendiqué être à la fois «libéral et socialiste», la présidente de Poitou-Charentes a décidé de donner à son discours des accents plus gauchisant.