L'impasse Sociale-Démocrate en France.
La France est un pays qui a une histoire politique, institutionnelle et constitutionnelle, sans commune mesure de part le monde.
Parmi cette histoire riche d'expérience, le Parti Socialiste a sa propre histoire, qui elle aussi est d'une richesse rare pour un parti politique. Une histoire mais aussi une complexité.
Jaurès et Blum ont défendus des convictions, des idéaux, durant toute leur vie. Ils ont mené des combats sociaux et politiques comme peu d'hommes politique avant et après eux. Ils ont suscité un espoir, une attente forte, qui aujourd'hui sont portés par Ségolène Royal, entre autres.
Certains au PS continuent malgré les changements, malgré l'espoir en l'avenir, à se tourner vers le passé et à ne vouloir qu'un PS « à gauche toute »!
Oui le PS est un parti politique de gauche, le principal parti d'opposition, mais le PS ne peut pas ignorer les nouvelles attentes de l'opinion, des Français.
Durant la campagne présidentielle, Ségolène Royal a tenté un dialogue courtois avec François Bayrou. Combien de critiques plus ou moins fondées s'est-elle prises en pleine figure? Et aujourd'hui, certains commencent à penser que ceci n'était au fond, pas une si mauvaise idée.
D'autres au PS défendent tout simplement une « sociale-démocratie », mais que cela veut-il dire?
La sociale-démocratie allemande fonctionne dans ce pays, simplement parce qu'elle s'articule autour et avec les spécificités institutionnelles allemandes. Il n'est pas à rappeler que la politique de l'Allemagne fonctionne grâce à des alliances et des coalitions.
Ce temps est révolu en France, où désormais, un parti à une majorité claire et nette.
La sociale-démocratie ne peut pas n'ont plus se faire dans un pays où le taux de syndiqués ne dépasse pas les 8%. En Suède, en Allemagne, ce chiffre atteint les 79%, un chiffre idéal pour un meilleur dialogue social.
La sociale-démocratie ne peut s'appliquer à la France pour ces raisons historiques et traditionnelles, mais aussi parce qu'elle symbolise les pays anglo-saxons. L'Allemagne, l'Angleterre ont fait le pas vers une sociale démocratie, la France est un pays d'origine latine, il n'est pas possible, du moins en l'état, de transposer un modèle sur un autre, qui n'a historiquement aucun point commun.
En France DSK est porteur de cette « sociale-démocratie », mot qui à lui seul résume une certaine complexité. DSK porte cette idéal, mais au-delà de cette défense, il mise avant tout sur sa carrière politique professionnelle.
Economiste reconnu, dont la réputation n'est pas à refaire, il est en revanche à critiquer en ce qui concerne la politique. Il parait strict et droit dans ses convictions, mais lorsqu'on lui demande de se ranger derrière le candidat, en l'occurrence la candidate de son parti, à l'élection suprême, la Présidentielle, DSK y va à contre-cœur et à reculons.
Mais le plus formidable, c'est de voir qu'il ne fait même pas le minimum-syndical pour « aider » la candidate, Ségolène Royal, il ne fait… rien!
Ségolène Royal dans son livre « Ma Plus belle histoire… », le raconte: alors que durant la campagne présidentielle, elle lui avait « commandé » un dossier-rapport sur l'économie et le fiscal en France, elle se retrouve surprise de découvrir que durant les 3 semaines où il était censé rédiger ce rapport, il était parti prendre quelques jours de repos, au Canada!
Alors défendre un idéal, c'est beau, c'est courageux, mais le défendre, pour défendre ses ambitions, c'est lâche!
DSK avait promis devant la presse qu'il prenait le poste de Directeur Général du FMI a bras le corps, jusqu'en 2012, et là depuis quelques semaines, il se murmure que DSK reviendrait en France pour préparer la Présidentielle 2012. Que cela n'est pas sérieux.
Le PS doit défendre des idées comme il l'a toujours fait, il doit avoir le courage de se 'rénover'.
La rénovation, qui aurait dû entamer une mûe idéologique après la cinglante défaite de 2002, n'a pas abouti jusqu'à présent, faute d'auto-critique, faute de courage et de volonté politique. Aujourd'hui, il n'est plus temps de repousser ce changement, il doit se faire, il doit se faire avec les militants, avec un Premier Secrétaire, respecté par les autres têtes du Bureau National. Il doit se faire pour sa propre histoire et sa propre survie, pour que dans 4 ans, ce beau parti démocratique, revienne au premier plan des décisions qui engagent la France et son avenir.
Johan POUTRAIN
PS / DA 74
Parmi cette histoire riche d'expérience, le Parti Socialiste a sa propre histoire, qui elle aussi est d'une richesse rare pour un parti politique. Une histoire mais aussi une complexité.
Jaurès et Blum ont défendus des convictions, des idéaux, durant toute leur vie. Ils ont mené des combats sociaux et politiques comme peu d'hommes politique avant et après eux. Ils ont suscité un espoir, une attente forte, qui aujourd'hui sont portés par Ségolène Royal, entre autres.
Certains au PS continuent malgré les changements, malgré l'espoir en l'avenir, à se tourner vers le passé et à ne vouloir qu'un PS « à gauche toute »!
Oui le PS est un parti politique de gauche, le principal parti d'opposition, mais le PS ne peut pas ignorer les nouvelles attentes de l'opinion, des Français.
Durant la campagne présidentielle, Ségolène Royal a tenté un dialogue courtois avec François Bayrou. Combien de critiques plus ou moins fondées s'est-elle prises en pleine figure? Et aujourd'hui, certains commencent à penser que ceci n'était au fond, pas une si mauvaise idée.
D'autres au PS défendent tout simplement une « sociale-démocratie », mais que cela veut-il dire?
La sociale-démocratie allemande fonctionne dans ce pays, simplement parce qu'elle s'articule autour et avec les spécificités institutionnelles allemandes. Il n'est pas à rappeler que la politique de l'Allemagne fonctionne grâce à des alliances et des coalitions.
Ce temps est révolu en France, où désormais, un parti à une majorité claire et nette.
La sociale-démocratie ne peut pas n'ont plus se faire dans un pays où le taux de syndiqués ne dépasse pas les 8%. En Suède, en Allemagne, ce chiffre atteint les 79%, un chiffre idéal pour un meilleur dialogue social.
La sociale-démocratie ne peut s'appliquer à la France pour ces raisons historiques et traditionnelles, mais aussi parce qu'elle symbolise les pays anglo-saxons. L'Allemagne, l'Angleterre ont fait le pas vers une sociale démocratie, la France est un pays d'origine latine, il n'est pas possible, du moins en l'état, de transposer un modèle sur un autre, qui n'a historiquement aucun point commun.
En France DSK est porteur de cette « sociale-démocratie », mot qui à lui seul résume une certaine complexité. DSK porte cette idéal, mais au-delà de cette défense, il mise avant tout sur sa carrière politique professionnelle.
Economiste reconnu, dont la réputation n'est pas à refaire, il est en revanche à critiquer en ce qui concerne la politique. Il parait strict et droit dans ses convictions, mais lorsqu'on lui demande de se ranger derrière le candidat, en l'occurrence la candidate de son parti, à l'élection suprême, la Présidentielle, DSK y va à contre-cœur et à reculons.
Mais le plus formidable, c'est de voir qu'il ne fait même pas le minimum-syndical pour « aider » la candidate, Ségolène Royal, il ne fait… rien!
Ségolène Royal dans son livre « Ma Plus belle histoire… », le raconte: alors que durant la campagne présidentielle, elle lui avait « commandé » un dossier-rapport sur l'économie et le fiscal en France, elle se retrouve surprise de découvrir que durant les 3 semaines où il était censé rédiger ce rapport, il était parti prendre quelques jours de repos, au Canada!
Alors défendre un idéal, c'est beau, c'est courageux, mais le défendre, pour défendre ses ambitions, c'est lâche!
DSK avait promis devant la presse qu'il prenait le poste de Directeur Général du FMI a bras le corps, jusqu'en 2012, et là depuis quelques semaines, il se murmure que DSK reviendrait en France pour préparer la Présidentielle 2012. Que cela n'est pas sérieux.
Le PS doit défendre des idées comme il l'a toujours fait, il doit avoir le courage de se 'rénover'.
La rénovation, qui aurait dû entamer une mûe idéologique après la cinglante défaite de 2002, n'a pas abouti jusqu'à présent, faute d'auto-critique, faute de courage et de volonté politique. Aujourd'hui, il n'est plus temps de repousser ce changement, il doit se faire, il doit se faire avec les militants, avec un Premier Secrétaire, respecté par les autres têtes du Bureau National. Il doit se faire pour sa propre histoire et sa propre survie, pour que dans 4 ans, ce beau parti démocratique, revienne au premier plan des décisions qui engagent la France et son avenir.
Johan POUTRAIN
PS / DA 74
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