Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a affirmé samedi que la déclaration de principe, adoptée par la convention du parti réunie à Paris, était "une réponse à l'offensive idéologique de la droite".
La déclaration, qui avait été déjà approuvée par un large consensus par les militants, a été adoptée par les délégués de la convention par 518 voix, avec trois contre (dont le député Gaëtan Gorce) et 17 abstentions (notamment les partisans du sénateur Jean-Luc Mélenchon).
Le texte sur les statuts du parti a été adopté par 506 voix - 25 contre et sept abstentions.
"Cette déclaration de principe est une réponse à l'offensive idéologique de la droite", marquée par une "individualisation de tous les rapports sociaux", "une légitimation des inégalités" et "une forme de communautarisation des esprits", a affirmé le patron du PS.
"Il fallait une contre-offensive idéologique", a ajouté M. Hollande en soulignant que les socialistes étaient "pour la reconnaissance de l'individu" mais aussi pour "des valeurs collectives".
La déclaration stipule que le PS est un "parti réformiste", ce qui "est une évidence", a souligné M. Hollande, mais elle ajoute aussi qu'il veut "contribuer à changer la vie par la loi mais aussi par le contrat".
Sur la question des alliances du PS avec d'autres formations, qui divise le parti, M. Hollande a souligné que c'est le congrès de novembre à Reims "qui tranchera la question". Mais, a-t-il ajouté, "je ne ne suis pas pour un parti unique de la gauche, mais pour un parti socialiste unitaire" qui veut rassembler "toutes les cultures de la gauche".
Le premier secrétaire a appelé les socialistes à rester "mobilisés derrière celui ou celle" qui lui succédera au congrès de Reims. "Je ne supporte plus que lorsque le parti a pris une position sur les questions intérieures ou extérieures, il s'en trouve un ou deux qui, par leurs déclarations, la contredisent" , a-t-il lancé sous les applaudissements.
Soulignant que le PS était la "seule force alternative pour porter le changement", il a dénoncé une "manoeuvre du pouvoir" qui veut faire en sorte que "l'extrême gauche joue le rôle que l'extrême droite a joué à un moment donné", en espérant que "si l'extrême gauche prospère, les forces réformistes (n'ont) plus de perspective pour venir au pouvoir". Il a précisé qu'il ne s'en prenait pas à ceux qui sont "les instruments" de cette manoeuvre.
Véritable "code génétique" des socialistes du XXIe siècle, la déclaration de principes, qui compte 21 articles et remplace celle de 1990, conforte l'orientation réformiste du PS et se prononce pour "une économie sociale et écologique de marché".
Source : AFP