S. Royal pourrait soutenir G. Collomb

Publié le par Johan

A cinq jours du dépôt des motions pour le congrès de Reims, Ségolène Royal serait proche, vendredi 19 septembre, d'un accord avec des grands élus du parti socialiste. Faisant longtemps cavalier seul, la présidente de la région Poitou Charentes cherche désormais des alliés pour exercer l'influence la plus forte possible sur l'après-Hollande.

Des discussions ont été engagées, notamment avec le maire de Lyon, Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, et le député de l'Essonne, Manuel Valls.
Ce pôle baptisé "La ligne claire" veut notamment "des primaires ouvertes" aux sympathisants pour désigner le candidat PS à la prochaine présidentielle.
"Les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement entre nous et Ségolène Royal", a déclaré jeudi Manuel Valls. "L'accord se fera", a assuré jeudi soir un élu au fait des pourparlers.

Selon plusieurs sources, la motion présentée à Reims par cette alliance serait alors conduite par Gérard Collomb plutôt que par l'ex-candidate à la présidentielle.

Moscovici isolé ?

L'annonce par la présidente du Poitou-Charentes qu'elle ne faisait plus de sa candidature à la succession de François Hollande "un préalable" à un rassemblement autour d'elle était le geste qu'attendaient des "barons" du parti en province, farouchement hostiles à un choc Royal-Delanoë pour conquérir le Parti. Ils notent toutefois "quelques ambiguïtés", Ségolène Royal n'ayant pas renoncé au poste de Premier secrétaire.

Cette perspective d'alliance place quoi qu'il en soit Pierre Moscovici, déjà engagé dans la rédaction d'une motion commune avec les "barons", en position délicate. "C'est à lui de voir ce qu'il fait", affirme un responsable de "La ligne claire".

Avec Nouvelobs.com

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Publié dans Actualité

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