Les royalistes, réunis sans Royal, veulent afficher leur unité

Publié le par Vincent-Marie

PARIS (AFP) — La grande famille royaliste, qui semblait traversée de tensions, s'est retrouvée samedi pour la première fois autour de Vincent Peillon pour poser les bases de la "rénovation" et assurer, en l'absence de sa championne, avoir "besoin d'elle comme elle a besoin de nous".

Du maire de Lyon Gérard Collomb à la députée Aurélie Filippetti, en présence de l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, tous les partisans de l'ex-candidate à la présidentielle, absente pour cause de Forum social mondial au Brésil, se sont retrouvés, alors que certains avaient semblé prendre des distances.

"L'Espoir à gauche", lancé par M. Peillon, tenait ainsi "la première réunion du premier grand courant du parti socialiste", selon le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, en allusion aux 29% obtenus par la motion de Ségolène Royal, arrivée en tête au congrès de Reims.

Devant une salle pleine (350 places) de l'Assemblée nationale, le député Manuel Valls a martelé: "Nous avons toujours besoin de Ségolène Royal comme elle a besoin de nous".

"Nous devons bâtir une force, un courant, un collectif", a assuré M. Valls. Nous devons nous affirmer comme la colonne vertébrale de la reconstruction de la gauche, d'une gauche crédible, d'une gauche de gouvernement".

Pour M. Valls, il n'est pas question "d'une guérilla vis-à-vis de la direction du Parti socialiste", mais d'"assumer nos responsabilités" et "l'espoir" au delà des "frontières du PS".


De fait, si chacun affichait sa fidélité à Mme Royal, les participants ont aussi pris soin de se démarquer de son ouvrage à paraître, "Femme debout", très critique sur le PS. Un livre "extrêmement personnel", selon le député Jean-Louis Bianco, un proche, reprenant les termes de M. Peillon.

Vincent Peillon a lu un message de la présidente de Poitou-Charentes, exhortant ses camarades à garder "l'esprit collectif et d'équipe".

"Nous sommes aujourd'hui plus que jamais les garants de l'unité et de la rénovation du Parti Socialiste", y assurait l'ex-candidate à la présidentielle.

Et d'estimer que la "seule manière de faire avancer le PS serait que nous puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons (..) aux travaux du PS", revendication récurrente de ses partisans, qui se jugent marginalisés par la nouvelle direction de Martine Aubry.


"Sortons de nos bisbilles insupportables entre socialistes, portons le fer sur nos idées, soyons totalement solidaires entre nous," a lancé en écho Vincent Peillon.

Et pour porter ce fer, l'eurodéputé a lancé une violente charge contre l'"abaissement national" et Nicolas Sarkozy, selon lui "le produit, l'incarnation et le symptôme de ce moment".

Mais aussitôt, dans une nouvelle pique à la direction du parti, il a ironisé sur ce PS "qui a réuni autour de Martine Aubry, Jean-Paul Huchon, Michel Rocard, dans un cafouillage intellectuel que même Guy Mollet ne savait pas incarner".

Et de déplorer une sorte de "malédiction de la gauche", qui se traduirait par un "grand écart entre les discours et les actes", dénonçant à nouveau l'actuelle direction en faisant référence aux alliances municipales de Mme Aubry à Lille: "Je fais l'accord avec le MoDem, mais je fais tout un Congrès pour dire qu'on ne veut pas d'accord avec le Modem".

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Publié dans Ségolène Royal

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J
Manifestement, en lisant les commentaires 1 et 5, on s'aperçoit que pour certains le congrès n'est pas terminé.Il faudrait également que leurs auteurs se rendent compte que nous sommes maintenant dans une période électorale et que dans 4 mois environ nous serons appelés aux urnes. Et aujourd'hui, la question n'est pas de savoir si il y a eu triche ou pas ou si les socialistes ont suffisament soutenu SR en 2007.Il est amusant (!) de constater que ceux qui font des procès pour manque de discipline sont ceux qui dénigrent le parti aujourd'hui!Ceci est lamentable!
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F
Je sais que 3 postes avaient été proposés, au lieu de 8 correspondant à la "proportionnelle", pour la motion E, et aucun poste de 1er plan....des miettes. Pas étonnant qu' ils aient été refusés !Il est facile d' accepter de "gagner" une élection entâchée de fraudes ( des 2 côtés"),  avant même que les résultats ne soient connus, de laisser la 2ème candidate à la porte des instances dirigeantes, d' octroyer généreusement 3 postes au lieu de 8,  puis d' en appeler à l'unité, à la réconciliation...et de nous désigner comme les causes de divisions ( comme disait Hamon, dans un grand élan unitaire, " le poison de la division " coulerait dans nos veines !) .A tous les niveaux de sa mise en place, la direction actuelle a eu un comportement anti-démocratique.C' est tout à fait comparable à ce qui se passe au niveau de la majorité gouvernementale. A force d' ignorer l' autre "courant", d' être sourd aux protestations unanimes de sa base, d' utiliser des arguments de mauvaise foi (qui peut croire à l' argument de la non-alliance avec le MoDem agité par M Aubry !), sans oublier les tricheries , il va y avoir un gros clash. Pour qu' il y ait unité, il faut d' abord que nous soyons respectés ainsi que la candidate que nous avons soutenue. Ce n' est pas une question de personne, mais de justice et de démocratie . Comment Obama traite-t-il H Clinton? Est-elle à la porte de son gouvernement ? Il montre ainsi son respect pour tous les militants de son parti.Ensuite, pour voir à quel point certaines positions de M Aubry ne sont pas si solides dans le temps qu' elle ne le laissait croire en accusant S Royal de ne pas avoir suffisamment défendu les 35 h , je te conseille de lire un petit rappel en allant dans : "Polémia, martine Aubry et les 35 heures";Tout cela avec le sentiment que si Sarkozy est au pouvoir, c' est en majeure partie parce que des " amis" socialistes n' ont pas soutenu leur candidate. Cela fait une telle accumulation que la direction du PS risque gros en continuant dans son attitude de rejet. Quelle place à été faite à Paris ce week-end aux représentants de la motion E ?Tous les français sont témoins de ce manque de moralité au PS;  Tibéri est entrain d' être poursuivi pour fraudes par une socialiste; mais au congrès du PS,  c' est bien normal de tricher! voyez la contradiction !Nous ne sommes pas naïfs, nous observons, nous nous souvenons, et notre seule pouvoir restera notre bulletin de vote.        
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J
Je suis vraiment effaré par les évènements de ce week end et les commentaires que je peux lire...Représentant de la motion C dans la fédération de Haute Savoie; j'ai passé tout un Congrès à me faire attaquer sur le non respect des décisions du parti et du vote des militants, sur le non soutien affiché de certains leaders après l’investiture de madame Royal aux présidentielles, sur le fait que chacun donnait un avis différent de la direction pour se faire remarquer… Et la plupart de ces critiques venaient de soutiens de la motion E (Collomb) dont notamment la personne qui a écrit le commentaire précédent.Et maintenant je vois ces mêmes personnes dénigrer à tout bout de champs la nouvelle direction, lancer des piques dès que cela est possible. Même Vincent Peillon s’y met alors que j’avais encore de l’estime pour lui et sa vision du parti. Décidément, c’est faite ce que je dis et pas ce que je fais !On ne peut crier à l’unité lorsque l’on est majoritaire et la rejeter quand on ne l’est plus ! De plus je me souviens aussi de ces mêmes personnes qui hurlaient contre les courants dans le parti. Si ce n’était pas une réunion de courant ce week end, de quoi s’agissait il ? Ce dernier à même un nom (au passage merci le MJS pour le slogan, Menucci parlait à son sujet d’école du vice…. Un hommage ?).Josie : es tu sûre que Martine Aubry n’a pas proposé de places à la direction pour TON COURANT ? Tu étais aux discussions ? Je peux te le dire, des places ont été proposées… Mais elles ont été refusées. Et je comprends très bien cette logique. C’est celle que j’ai utilisée pour la fédération. En revanche une fois le refus effectué, on ne peut plus se plaindre d’être écarté.Enfin, quand on est dans un parti, c’est pour des idées et non pour une personne. Se poser la question de sa présence dans un parti… et c’est déjà trop tard, l’engagement est dévoyé. Je le dis sans aucune hostilité car je sais que c’est ainsi que cela sera compris. On connaît le devenir des rassemblements autour de chefs… Que veux dire être gaulliste ? Pas grand choses, cela marche aussi pour tous les autres chef(fe)s.J’espère cependant que votre COURANT pourra être un laboratoire d’idées (comme c’est le cas pour les autres) et qu’il fera un peu plus de places à la démocratie participative (inviter 250 élus pour sa création c’est pas très participatif)…Bon courage !
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J
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J
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