Scandale des sondages Opinionway truqués de l'Elysée: Les journalistes du figaro se rebellent contre la direction
La Société des rédacteurs du Figaro a demandé, vendredi, à sa direction «de mettre immédiatement un terme» à la publication, dans le quotidien, de sondages Opinion Way, qui, pour la Cour des Comptes, «sont commandités» par la présidence de la République.
Motif de la «consternation» de la Société des rédacteurs: le paragraphe du rapport de la Cour des comptes sur le budget 2008 de l’Elysée, intitulé «Le cas particulier des études».
Elle stigmatise, en particulier, les enquêtes grand public «omnibus» réalisées par l’institut Opinion Way, dont les résultats sont publiés dans Le Figaro et par LCI. «En dépit des 392.288 euros facturés» par un cabinet de conseil «à la présidence de la République pour la participation à ces enquêtes (...) la comparaison des résultats publiés dans la presse et ceux remis à la présidence ne faisait pas apparaître de différence», souligne la Cour des comptes. D’où ses interrogations «sur l’utilité de ces dépenses».
Il apparaît, embraye la Société des rédacteurs du Figaro dans un communiqué, que «de nombreux sondages "Opinion Way" publiés, notamment, par le Figaro, sont commandités par la présidence et que certains sont expurgés avant d’être diffusés au grand public». Celle-ci demande donc à la direction de «mettre immédiatement un terme à ce type de "coproduction" qui nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe».
«Il appartient au Figaro de choisir seul les instituts de sondage auxquels il commande des études, de déterminer avec eux les sujets de ces études et les questions posées à l’échantillon représentatif, et de publier les résultats in extenso, assortis des commentaires des journalistes rédigés en toute indépendance», conclut la Société des rédacteurs.
source: libération.fr
L'article complet: http://www.liberation.fr/politiques/0101580392-batho-demande-des-comptes-sur-des-sondages-publies-par-l-elysee
Note: J'espère qu'après la révélation de cette histoire on va arrêter de traiter Ségolène de paranoiaque.