Aller à Canossa
Au xixème siècle le chancelier Bismark en conflit avec le clergé catholique, lança < Je n'irai pas à Canossa > l'expression "aller à Canossa" signifiant que l'on se rend aux injonctions de l'adversaire.
Cette passe d'arme rappelle la querelle entre le pape Grégoire VII et l'empereur d'Allemagne Henri IV qui se dénoua le 28 Janvier 1077, par l'humiliation de ce dernier.
Le pape avait en effet publié des propositions sous l'intitulé "Dictatus papae" ( l'Edit du papae) dans lesquelles il avançait, que les évêques seraient nommés par lui, et que le souverain pontife devrait être élu par un conclave de cardinaux, et non plus par les nobles romains
Ces propositions allaient dans le sens d'un mouvement de réformes engagé par le pape tendant à imposer l'autorité du Saint Siège sur la chrétienté.
L'empereur d'Allemagne s'opposa à ses réformes qui déséquilibraient les rapports d' égalité entre le pouvoir séculier et l'Eglise catholique , et tenta de déposer le pape.,qui répliqua en l'excommuniant.
Des princes allemands en profitèrent pour récupérer des biens et des avantages qui leur avaient été confisqués, et élirent un nouveau souverain.
Abandonné de tous, et craignant que le pape ne vint en Allemagne au secours des dissidents, Henri IV prit les devants en se rendant en Italie auprès de son adversaire , en visite chez une comtesse italienne, enToscane, dans son château de Canossa.
Pieds nus dans la neige, l'empereur attendit trois jours avant que le le pape veille le recevoir, et le relever de l'excommunication….quelle humiliation…
En définitive, mieux vaut manger avec une grande fourchette chez le diable ou refuser son invitation, sous peine d'être déshonoré, et de rejeter le discrédit sur tout un peuple,... une race,…chacun aura compris l'allusion...source : www.afcam.org
Réaction lue sur libé et que je signe:
Amateur...
On a du mal à cerner l'étendue de l'amateurisme de Sarkozy en matière diplomatique. Ses maladresses à répétition, ses nombreux allers-retours envers les Chinois ne sont que la confirmation de ce qu'on avait déjà vu depuis qu'il a été élu. Jamais la France n'a eu un représentant aussi peu au fait des relations internationales.
Le pire c'est qu'avec la Chine, il n'avait pas le droit à l'erreur. Ce pays fort de ses traditions ancestrales et de sa force économique, elle bien actuelle, lui a fait sentir son niveau d'ignorance. Le problème, c'est que la France qui se targuait aussi d'être un pays de haute tradition diplomatique, est maintenant piétinée et ridiculisée. Il faut craindre que Sarkozy ait perdu tout crédit et qu'à l'avenir, d'autres pays soient tentés de nous humilier. La real politik ne peut être pas pratiquée par n'importe qui, encore faut-il en avoir les moyens. Vite un vrai ministre des Affaires Etrangères !