Ségolène Royal : "Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez"

Publié le par Vincent-Marie

L'ex-candidate à la présidentielle a cité Juliette Gréco lors de sa rentrée politique vendredi à l'université du PS de La Rochelle, à laquelle elle ne va assister que très partiellement.

Au-dessus de la mêlée. Loin des querelles. Ségolène Royal a fait sa rentrée vendredi à La Rochelle sous l'objectif des photographes et des caméras. Une descente à l'université d'été des socialistes de quelques heures seulement, où elle a déjeuné avec son ex-compagnon François Hollande, à qui elle a fait une bise, et les présidents de régions socialistes.

Après une conférence de presse exclusivement consacrée aux régions - elle a refusé de répondre à des questions portant sur des sujets nationaux -, elle a enflammé l'auditorium de l'Encan pour son discours d'ouverture. Accueillie debout par les militants avec des «Ségolène, Ségolène !», observée par un Bertrand Delanoë anonyme et visage fermé au milieu de la salle dans le carré presse, Ségolène Royal a cogné contre le gouvernement, responsable selon elle de «l'école appauvrie, des services publics traumatisés».

Rendant également hommage aux ouvriers licenciés de Gandrange, aux «caissières qui ne veulent pas faire d'heures supplémentaires» et aux «enfants arrêtés à la sortie des classes pour être expulsés», elle a exigé du PS qu'il propose «une alternative à laquelle nous pouvons croire». «La France a besoin de nous, elle nous attend, elle nous cherche», affirme la présidente de Poitou-Charentes, qui appelle les ténors du PS à «la retenue».

«L'heure est à la lucidité radicale»

Des propos qui font écho à son interview vendredi dans La nouvelle république du centre, dans laquelle elle appelait les ténors du PS à ne pas «polluer» l'université d'été par «des enjeux de personnes», leur demandant même de «bannir les petites phrases». «C'est la droite qui prospère sur nos dissensions. Avoir du courage, c'est déjà avoir un début de solution !», assure-t-elle. Et de citer Juliette Gréco, sous un tonnerre d'applaudissements : «Aimez-vous les uns les autres, ou bien disparaissez !» Delanoë, qui avait froncé les sourcils à l'annonce surprise du nom de la chanteuse, en est resté bouche bée.

«L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, mais à la lucidité radicale. Qu'on laisse les militants travailler et ils voteront le moment venu», a-t-elle enfin espéré, avant que ne commencent les 20 ateliers thématiques. Des séances de travail de fond auxquelles ne participera pas Ségolène Royal. En début de soirée, elle propose un «pot de l'amitié» au cœur de La Rochelle, avec dégustation de chabichou et dédicaces de son livre «Si la gauche veut des idées». Puis, très rapidement, elle s'est éclipsée en voiture pour rejoindre Paris. Avant de s'envoler samedi pour l'Italie, où elle est l'invitée d'honneur de la Fête de l'Unità, le grand rassemblement de la gauche transalpine, à Florence. Encore plus éloignée des querelles. Mais aussi très loin des militants PS réunis à La Rochelle qu'elle ambitionne pourtant toujours de séduire pour prendre le poste de François Hollande.

 

source: www.lefigaro.fr

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J
Johan, loin de moi l'envie de gérer l'emploi du temps de SR. Il me manquerait en zeste de motivation.Maintenant, je constate que ce n'est pas la première fois qu'elle n'est pas au rdv de son parti. Après chacun interprète son absence selon sa sensibilité, il n'y a pas de mauvaise foi.
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J
JLS tu prouves une nouvelle fois ta muvaise fois.je pense que l'emploi du temps de SR est bien plus compliqué à gerer que le tien!Tous avont des obligations, toi moi mosco et également SRmai si tu souhaites gerer son emploie du temps et bien pose ta candidature...amitié
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J
Un petit passage à LR de Ségolène et puis s'en va pour l'Italie.Les universités d'été constituent un RDV annuel important du parti, surtout en période de pré congrès mais SR a préféré s'éclipser. Où est le collectif qu'elle prone régulièrement?Et si c'était une énième dérobade?
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