Martine Aubry rêve de fédérer tous les anti-Royal
La maire de Lille estime que le PS n'a pas assez travaillé ces dernières années.
De retour dans la cour des grands, Martine Aubry a retrouvé son rang à La Rochelle : rencontre avec les militants, tournée dans les ateliers de l'université d'été, déjeuner avec la presse et rencontres tous azimuts avec ses potentiels alliés pour le congrès de Reims. «C'est vachement bien, tous ces contacts», lance-t-elle, assise à la table d'André, l'un des restaurants de fruits de mer où les socialistes aiment à se retrouver. Le maire de Lille espère prendre la tête d'une motion commune avec les amis de Dominique Strauss-Kahn, ceux de Laurent Fabius, peut-être les grands élus locaux, éventuellement la gauche du parti.
Pour résumer sa pensée et son projet, elle n'utilise qu'un adverbe, «collectivement», répété autant que possible. Alors que le PS «n'a pas assez travaillé» ces dernières années, elle propose d'oublier les anciennes querelles. Sauf une : la critique de François Hollande. Le point commun de ce rassemblement est aussi de réunir tout ceux qui sont hostiles à Ségolène Royal. Martine Aubry renverse la phrase : «Ségolène a un point non commun avec tout le monde, celui de vouloir travailler toute seule.» Si elle réussissait, elle rejoindrait la liste des présidentiables. «J'ai cru comprendre que je l'étais déjà dans les sondages», dit-elle, pas mécontente.
Mais la coalition fabiuso-strauss-khano-aubriste n'a pas encore abouti. Loin de là. Certains, comme Pierre Moscovici, lui-même candidat au poste de premier secrétaire, s'y refuse en l'état. Martine Aubry devra aussi couper court à la rumeur qui affirme qu'elle a voté pour Bayrou à la présidentielle. Le journaliste Renaud Dély l'écrit dans son livre La Guerre des ex. Le maire de Lille a démenti, vendredi, une fois de plus. «C'est lamentable, a-t-elle dit. À Lille, Ségolène a obtenu dix points de plus qu'ailleurs.»
Martine Aubry s'est ensuite livrée, dans l'après-midi, à une séance de dédicace pour son livre Et si on se retrouvait… La table est discrètement installée à l'extérieur, devant la maison de la presse, dans une rue piétonne du centre-ville. Les caméras sont là, les lecteurs un peu moins, même si les passants s'arrêtent par curiosité.
source: www.lefigaro.fr
Note de Vincent : Quel bel exemple de créativité, de respect mutuel et de sens du collectif Martine !!! Trêve de plaisanterie, Aubry ne manque pas d'air quand elle fait la critique sur le collectif. De qui se moque t'on ? Je trouve gonflé de proner le collectif tout en faisant du ségobashing. Si au moins elle pouvait avancer quelques idées intérressantes pour la France. Tout cela après le succès de Ségolène hier à la Rochelle, qui contredit tous les sondages actuels donne une furieuse envie de se battre pour que le PS soit débarassé de cette clique de pompiers pyromanes.