A Lyon, Ségolène Royal conserve un certain pouvoir d’attraction

Publié le par Vincent-Marie

Robe mauve et mine resplendissante, elle s’installe à une table de la librairie « Passages » de Lyon, flanquée de sa fidèle porte-parole, l’élue lyonnaise Najat Vallaud-Belkacem.

« Merci d’être venus aussi nombreux » déclare Ségolène Royal avant de se mettre au travail: en l’espace d’une heure et demi hier en fin d’après-midi, 150 personnes défileront pour se faire dédicacer le dernier ouvrage de la candidate au poste de premier secrétaire du parti socialiste, « Si la gauche veut des idées », co-écrit avec le sociologue Alain Touraine. Elle écoute les encouragements prodigués par les uns, les critiques constructives adressées par les autres. Danielle, une militante socialiste, « ségolèniste convaincue », a eu le temps de lui recommander de « faire attention à son vocabulaire ». «Je lui ai dit qu’on vivait dans un monde laïque et qu’il valait mieux appeler à « vivre ensemble » plutôt qu’à « s’aimer les uns les autres ». Les références à la religion me gênent. Elle m’a promis qu’elle incorporerait le « vivre ensemble » dans ses discours. » Un psychiatre lyonnais, adhérent au Modem, est venu pour « sentir le personnage ». Séduit lui aussi. « C’est une femme en colère, contre son père et contre son ex-compagnon, et les femmes en colère, ça plaît aux moutons enragés. Elle est la seule à pouvoir réunir un front contre Sarkozy. » Les politiques font enfin leur apparition. Jean-Jack Queyranne, président (PS) du conseil régional, soutient sans failles celle qui « représente l’espoir de la gauche ». «Voyez aujourd’hui comme les gens ont besoin de lui parler. On ne peut pas écarter Ségolène Royal : elle a réuni 17 millions de voix à la présidentielle. Dire que les présidentiables ne doivent pas être candidats au poste de permier secrétaire, c’est un faux débat : le risque serait d’installer quelqu’un qui n’aurait pas de véritable autorité ». Gérard Collomb, le maire (PS), qui a pris ses distances avec celle qu’il portait aux nues il y a deux ans, n’était pas là hier pour entendre ces critiques entre les lignes. Son premier adjoint, Jean-Louis Touraine, le représentait cependant. Mais Ségolène Royal s’est refusée à entrer dans la polémique. Elle était venue pour une séance de dédicaces. Point-barre et déclaration finale : «Je veux prendre le temps de travailler et de réfléchir. Je suis optimiste. Il faut inventer [dans notre société] de nouvelles façons de vivre ensemble ». C’est Danielle qui a dû être contente...

Nicolas Ballet

nballet@leprogres.fr« Merci d’être venus aussi nombreux » déclare Ségolène Royal avant de se mettre au travail: en l’espace d’une heure et demi hier en fin d’après-midi, 150 personnes défileront pour se faire dédicacer le dernier ouvrage de la candidate au poste de premier secrétaire du parti socialiste, « Si la gauche veut des idées », co-écrit avec le sociologue Alain Touraine. Elle écoute les encouragements prodigués par les uns, les critiques constructives adressées par les autres. Danielle, une militante socialiste, « ségolèniste convaincue », a eu le temps de lui recommander de « faire attention à son vocabulaire ». «Je lui ai dit qu’on vivait dans un monde laïque et qu’il valait mieux appeler à « vivre ensemble » plutôt qu’à « s’aimer les uns les autres ». Les références à la religion me gênent. Elle m’a promis qu’elle incorporerait le « vivre ensemble » dans ses discours. » Un psychiatre lyonnais, adhérent au Modem, est venu pour « sentir le personnage ». Séduit lui aussi. « C’est une femme en colère, contre son père et contre son ex-compagnon, et les femmes en colère, ça plaît aux moutons enragés. Elle est la seule à pouvoir réunir un front contre Sarkozy. » Les politiques font enfin leur apparition. Jean-Jack Queyranne, président (PS) du conseil régional, soutient sans failles celle qui « représente l’espoir de la gauche ». «Voyez aujourd’hui comme les gens ont besoin de lui parler. On ne peut pas écarter Ségolène Royal : elle a réuni 17 millions de voix à la présidentielle. Dire que les présidentiables ne doivent pas être candidats au poste de permier secrétaire, c’est un faux débat : le risque serait d’installer quelqu’un qui n’aurait pas de véritable autorité ». Gérard Collomb, le maire (PS), qui a pris ses distances avec celle qu’il portait aux nues il y a deux ans, n’était pas là hier pour entendre ces critiques entre les lignes. Son premier adjoint, Jean-Louis Touraine, le représentait cependant. Mais Ségolène Royal s’est refusée à entrer dans la polémique. Elle était venue pour une séance de dédicaces. Point-barre et déclaration finale : «Je veux prendre le temps de travailler et de réfléchir. Je suis optimiste. Il faut inventer [dans notre société] de nouvelles façons de vivre ensemble ». C’est Danielle qui a dû être contente...

 

Nicolas Ballet


source: www.leprogres.fr

 

La vidéo sur Lyon Capitale : http://www.lyoncapitale.fr/index.php?article=6240

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Publié dans Parti Socialiste

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D
<br /> Ségolène Royal, combien de divisions ? La question a déjà été posée avant le congrès de Reims où on la disait bien seule. Au final, il lui a manqué une poignée de voix pour gagner une élection aux<br /> conditions douteuses. Et dans le Rhône, elle devançait nettement Martine Aubry avec 56,4% des voix au second tour. Mais l'incident qui l'a récemment opposé à son lieutenant Peillon témoigne de<br /> nouvelles difficultés. Ses soutiens se font de moins en moins nombreux.<br /> <br /> <br />
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