L'alliance Aubry-Moscovici laborieuse à sceller

Publié le par Johan

L'alliance entre Martine Aubry et les strauss-kahniens pour le congrès de Reims en novembre se heurte à de sérieux obstacles, comme en témoigne le report d'une rencontre mardi entre la maire de Lille et le député du Doubs Pierre Moscovici.

"Il faut laisser retomber les émotions, réfléchir aux conséquences de ce qui s'est passé à La Rochelle", a expliqué M. Moscovici alors que les vives divergences entre responsables strauss-kahniens mettent en péril la constitution d'un large pôle face à Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.

La réunion pourrait toutefois se tenir "dans les prochains jours, mercredi ou jeudi", selon deux parlementaires proches de Martine Aubry.

Les deux anciens ministres du gouvernement Jospin, qui avaient affiché dès le 28 juillet leur volonté de "réussir le changement au Parti socialiste", divergent principalement sur deux points.

M. Moscovici, auquel d'aucuns reprochent une démarche trop individuelle, martèle sa détermination à être le leader d'une motion commune puis à diriger le parti tandis que Mme Aubry, qui ne s'est toujours pas déclarée au poste de Premier secrétaire, donne la priorité "aux idées" pour choisir "après, seulement" le chef de file. Leur "déclaration commune" du 28 juillet ne tranchait pas.

Autre pomme de discorde, le périmètre du rassemblement: pour Pierre Moscovici, les discussions avec les fabiusiens doivent avoir lieu "plus tard". Selon lui, Laurent Fabius "ne peut être au coeur du renouveau nécessaire", même s'il ne doit faire l'objet d'aucun "ostracisme".

A l'inverse, Mme Aubry souhaite aboutir et élargir sans attendre le rassemblement engagé. "Nous, on ne fait pas d'exclusion, on construit", soutient l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin. "Martine pense qu'il faut dépasser les querelles du passé" entre socialistes, rapporte le député François Lamy.

M. Moscovici a trouvé d'autres alliés en la personne des barons régionaux Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, patron des socialistes des Bouches-du-Rhône. "Lieutenant" de Mme Aubry, M. Lamy s'étonne de ne pas avoir "été prévenu de cet accord" qui appuie la candidature du député du Doubs.

Réunis vendredi soir à La Rochelle, les militants de "Besoin de gauche" (contribution de Moscovici, Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis) avaient accepté de fusionner avec les contributions Aubry, Collomb-Guérini et du "pôle écologiste" pour présenter une motion commune à Reims.

"Les images de cette journée furent exactement à l'opposé de nos décisions", déplore M. Moscovici, alors que "nous étions en situation d'être le pivot d'un pôle de rassemblement à vocation majoritaire", écrit mardi le député du Doubs à ses amis.

L'ancien ministre fait référence à la venue devant les militants fabiusiens de MM. Cambadélis, Benoît Hamon (gauche du PS) et Martine Aubry, suivie d'un déjeuner entre certains de ces protagonistes, pendant que M. Moscovici, seul, était assis en terrasse du restaurant.

M. Cambadélis appelle ses amis à la "sérénité", demandant de ne pas ajouter à "l'image déplorable" de l'université d'été de La Rochelle, le "spectacle désolant de notre implosion". "Je suis persuadé que nous touchons au but et c'est pour cela que l'appareil du parti se déchaîne" contre l'alternative en gestation.

M. Montebourg implore ses deux amis. "Je dis à Martine et à Pierre +Voyez vous maintenant, en tête-à-tête, et sortez avec un accord de rassemblement et de rénovation du parti. Vous serez remerciés par des dizaines de milliers de militants et des millions de Français d'avoir évité l'aggravation des divisions au sein du premier parti d'opposition de gauche+".

Christine Pouget et Thierry Masure / AFP


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Publié dans Parti Socialiste

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J
DFB, permets moi déjà de te tutoyer, c'est de tradition entre camarades.Sur les sondages, tu as raison de souligner les aspects "volatiles" de leurs résultats, je le disais d'ailleurs déjà en 2006! Force est de constater que hélas j'avais raison!Sur le reste, ne soit pas réducteur stp, toutes les contributions présentent des choix et des idées, intéressants ou non. Pas seulement celle de SR.Quand au plébiscite dont tu parles à propos de la contribution de SR attends stp qu'il ait eu lieu avant de le crier sur les toits. Mais c'est juste un conseil, tu n'es en rien obligé de le suivre.Salutations cordiales
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D
JLS, je vous ai souvent vu critiquer les sondages et relativiser leur portée. Je suis étonné de votre sens approximatif de la mesure. Les sondages c'est comme la bourse, ça monte... et ça descent. Et pour cause c'est une photo  du moment. Quand au congrès  je veux bien que les sympathisant  votent mais soyons sérieux un instant . Le collège électoral est  constitué de  militants à jour de cotisations. Or ce collège a été sollicité pour les contributions  et  a plébiscité  les idées  portées  par Ségolène Royal pour "combattre et  proposer". Mais vous avez le droit de vous accrocher au peu d'arguments qui vous restent sur les constructeurs, "anti" comme le dit Vincent-Marie.
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J
Vincent, je me marre également quand je lis ton post et  les leçons de respect que tun infliges ici.Difficile ensuite de se montrer en exemple!Par ailleurs, c'est vrai que tout ce spectacle n'est pas à la hauteur des enjeux mais un point de passage obligé pour clarifier les choses. Il serait plus simples que les présidnetiables, SR en tête, renoncent à briguer la direction du parti et la sérénité reviendrait en son sein.Il est vrai que les alliances n'encombrent pas la SR vu que personne ne veut plus s'allier avec elle!Au fait que penses tu du sondage d'aujourd'hui? Difficile d'être optimiste!Cordialement
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V
Je me marre lol. Mosco pris en flagrant délit d'égo surdimensionné !!! Plus sérieusement je me demande si les reconstructeurs ne méritent pas le néologisme d'hibernateurs, prêts à tout pour maintenir le statut-quo et le pourissement du PS. On est bien loin des idées avec cette saga des "anti"...
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