Peillon : "aucun candidat" n'est "un préalable"

Publié le par Vincent-Marie

NOUVELOBS.COM | 04.11.2008 |

"Les socialistes ne sont pas des grenouilles qui demandent un roi ou une reine", a déclaré le député européen, Vincent Peillon. " Aucun candidat ne peut être un préalable ou une solution. Ce qui est essentiel, c'est la construction d'une majorité sur une orientation".

Le député PS européen Vincent Peillon (c) AFP

Le député PS européen Vincent Peillon (c) AFP

Dans une interview au quotidien Libération, Vincent Peillon, député européen socialiste proche de Ségolène Royal, a déclaré, mardi 4 novembre à propos du futur premier secrétaire qu'"aucun candidat ne peut être un préalable ou une solution".
"Les socialistes ne sont pas des grenouilles qui demandent un roi ou une reine. Aucun candidat ne peut être un préalable ou une solution. Ce qui est essentiel, c'est la construction d'une majorité sur une orientation".
Selon lui, si aucune des six motions en lice pour le congrès de Reims "n'a la majorité absolue, il n'y a rien de honteux à construire une majorité au PS". "Nous, nous chercherons tous les moyens de rassembler, sans préalable, sans exclusive, sans sectarisme mais sur une ligne claire : celle du changement", a-t-il affirmé.

Exit la droite et le centre

"Personne parmi nous ne prône d'alliance avec la droite ou le centre. Ces accusations sont dérisoires", a-t-il assuré, affirmant que "les militants ne veulent ni du statu quo, ni d'un rassemblement clair obscur destiné à réinstaller les mêmes".
"Pour parler comme (Barack) Obama, rien ne sera plus comme avant. Le socialisme doit tenir compte de la société telle qu'elle est et non adopter un modèle ancien pour se refonder", selon Vincent Peillon.
Les militants socialistes votent jeudi pour départager les six motions en compétition, avant le congrès de Reims, prévu du 14 au 16 novembre.
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Publié dans Parti Socialiste

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C
Mes chers amis,<br />  <br />               Mes chers camarades,<br />  <br /> Comme vous, peut-être, j’ai fait campagne pour Lionel Jospin en 2002 et pour Ségolène Royal en 2007. Comme vous, sans doute aussi, j’ai été déçu par le résultat de ces deux élections. Et c’est avec ma légitimité de simple militant qui a pris part à ces deux batailles que je vous écris ces quelques lignes.<br />  <br /> Le 6 novembre prochain, le Parti Socialiste va devoir se choisir une vision pour l’avenir, une direction et un chef. J’appelle l’ensemble des militants à choisir la motion A, autrement dit à voter clairement en faveur de Bertrand Delanoë.<br />  <br /> Bertrand Delanoë, c’est le choix d’un parti uni. Tout au long de ces 7 années passées à la Mairie de Paris, le leader de la Motion A a su faire travailler des personnes aux sensibilités différentes, aussi bien celles qui se disaient très à la gauche du parti, que les proches de Ségolène, de Lionel ou de Dominique… Et le fait que personne n’ait jamais rien trouvé à redire sur ces capacités à faire travailler tout le monde ensemble, dans la même direction, montre bien les qualités de rassembleur que Bertrand a, et qui seront nécessaires à la bonne marche de notre Parti, qualités que certains autres candidats ne peuvent pas forcément mettre en avant. Par conséquent, voter pour la motion A, c’est être sûr que chaque militant, qu’il soit derrière Martine, Ségolène, ou Benoit, qu’il soit proche des idées socialistes-écologiques ou d’Utopia, sera écouté et respecté au sein de son parti.<br />  <br /> Choisir la motion A, c’est aussi s’assurer que le parti socialiste sera rassemblé sur une ligne clairement réformiste et de gauche. Contrairement à d’autres motions qui regroupent des personnes aux idées différentes, aux ambitions contradictoires parfois, l’équipe dont Bertrand a su s’entourer n’a qu’un objectif : mettre le Parti Socialiste en ordre de marche afin qu’il redevienne capable de porter la parole des gens que l’on n’écoute pas lorsqu’il reviendra aux responsabilités.<br />  <br /> Il est vrai que d’autres motions se disent « plus à gauche » ; certains militants pensent sans doute qu’avec la crise actuelle, il vaut mieux voter pour la motion C. Mais avec tout le respect que j’ai pour Benoit, je pense qu’il faut regarder le monde à long terme et ne pas se focaliser uniquement sur le présent. Aujourd’hui, la plupart des dirigeants de la planète sont libéraux et de droite. Ce sont eux qui sont en train corriger le système qu’ils vénéraient, il y a peu, et il est fort à craindre que, malgré la pression que nous exerçons et nous exercerons sur eux, le système sera toujours injuste, une fois la crise passée. Autrement dit, nous aurons toujours et encore à nous battre pour améliorer le quotidien de nos concitoyens. Et si, comme je l’espère, nous gagnons en 2012, ce ne sera pas avec les recettes du passé que nous réussirons à écrire l’avenir et à répondre aux défis de demain. Aujourd’hui, comme demain, il faudra une ligne qui soit pragmatique et de gauche pour répondre aux défis de l’avenir ; et cette ligne, c’est celle qu’incarne Bertrand Delanoë.<br />  <br /> Mes chers camarades, « Et Ségolène Royal ? » me direz-vous. Je pense que Ségolène a fait une campagne présidentielle honorable, dans un contexte rendu difficile par la droite. Elle a fait preuve d’un certain courage dans l’adversité et n’a jamais renoncé à porter les couleurs du Parti Socialiste. Cela dit, et malgré toute sa bonne volonté, force est de constater qu’elle n’a pas gagné et que la plupart des Français ayant voté pour elle ont été déçu par cette défaite - appelons un chat un chat - qui aurait pu être évitée, je le pense. Son manque d’autorité durant la campagne, ses quelques lacunes dans sa communication (à l’heure où notre société est de plus en plus médiatisée), ses revirements successifs lui ont couté un grand nombre de voix, voix qui sont allées chez François Bayrou au premier tour puis chez Nicolas Sarkozy au second. Aujourd’hui, Ségolène reste certes assez appréciée, et cela est mérité sans doute. Mais lorsque l’opinion est sondée, on s’aperçoit que sa voix ne porte plus en dehors du PS et de Désir d’Avenir. Voter pour elle serait donc un non-sens : au moment où sa popularité est en chute libre dans l’opinion des Français, au moment où sa crédibilité est décriée, choisir Ségolène Royal reviendrait à se condamner notre avenir. Mes chers amis, je sais que vous pouvez avoir de la sympathie pour elle, mais le choix de la raison doit vous appeler à voter pour la Motion A.<br />  <br /> Il est vrai que je n’ai pas parlé des motions B et F. Je ne l’ai pas fait, car je pense que la composante écologiste de notre parti se retrouvera facilement dans la motion A. Quant à la motion F, que je respecte aussi, et d’après ce que ses représentants ont pu dire lors des présentations de motions auxquelles j’ai assisté, il s’agit avant tout d’une candidature de témoignage.<br />  <br /> Mes chers amis, il est temps de conclure ces quelques lignes. Demain, vous avez à vous prononcer sur l’avenir du Parti Socialiste. De votre choix, dépend le sort de notre parti, et, par extension, celui des Français qui comptent sur nous. Demain, parmi toutes les motions présentes, vous aurez à écarter celles qui relèvent du passé, celles qui mèneront vers une impasse, pour choisir celle qui nous mènera vers les victoires à venir. Bertrand Delanoë propose le changement dans la continuité : c’est à lui que je confiance et c’est à lui que je vous appelle à faire confiance.  <br />  <br /> Fabrice Hirsch<br />  <br />  <br />  
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